Thérapie analytique, psychanalyse

Patrick Lamotte - Coaching est un coach de vie et de transition

Thérapie analytique et psychanalyse : quelle différence ?

La thérapie analytique et la psychanalyse prennent toutes deux appui sur les fondements de la psychanalyse, inaugurée par Freud, qui repose sur l’idée que notre vie psychique est en grande partie inconsciente. Symptômes, répétitions, conflits intérieurs ou souffrances relationnelles sont compris comme l’expression de processus inconscients qui cherchent à se dire. La psychanalyse accorde une place centrale à la parole, à l’association libre, à l’écoute du transfert et à la manière singulière dont chaque sujet se construit dans son histoire, son rapport à l’autre et à son désir. Il ne s’agit pas d’appliquer des techniques ou des solutions, mais de créer un espace où ce qui fait énigme pour le sujet peut progressivement se formuler et s’élaborer.

La thérapie analytique propose un espace de parole soutenu par ces concepts psychanalytiques, dans un cadre généralement plus souple. Les séances ont lieu le plus souvent en face-à-face, à une fréquence adaptée à la situation de la personne. Ce travail permet d’élaborer une souffrance, de traverser une période de crise ou de mieux comprendre certaines difficultés relationnelles ou existentielles.

La psychanalyse, quant à elle, engage un travail plus approfondi sur les processus inconscients. Elle s’inscrit dans un cadre plus structuré, avec des séances plus fréquentes et généralement plus courtes. Le rapprochement des séances permet d’intensifier le travail thérapeutique, de maintenir la fluidité de la parole de l’analysé et de soutenir le processus de transfert. Le patient est invité à dire ce qui vient, sans objectif prédéfini, afin de permettre l’émergence et l’élaboration de ce qui se répète, se noue ou se rejoue à son insu.

Il n’existe cependant pas de frontière rigide entre ces deux modalités. Le passage de la thérapie analytique à la psychanalyse est parfois progressif : c’est souvent le travail lui-même — et le désir du patient — qui oriente vers l’un ou l’autre. Le cadre se construit alors dans le temps, au plus près de ce qui se déploie dans la rencontre.

Ces aspect du cadre thérapeutique se doivent d’être discuté entre l’analyste et l’analysant et peuvent être adaptés en fonction des besoins spécifiques de ce dernier, des conflits rencontrés et de sa capacité à supporter le processus.